Réponses au référentiel des quartiers durables - Neufcour
20666
page-template-default,page,page-id-20666,ajax_fade,page_not_loaded,,select-child-theme-ver-1.0.0,select-theme-ver-2.2.1,wpb-js-composer js-comp-ver-4.3.4,vc_responsive

La définition qui suit est une définition complète de ce qui est considéré comme un quartier durable en Wallonie. Elle est construite sur base du “Référentiel quartiers durables” élaboré par l’administration wallonne et des experts universitaires. Ce référentiel permet aujourd’hui de vérifier, en Wallonie, si un quartier est durable et par extension un éco-quartier.

 

 Referentiel_Quartiers_Durables_SPW

Télécharger le “Référentiel quartiers durables  sur le site web du SPW.

 

 

Un éco-quartier est construit autour du principe de développement durable (aspects environnementaux, développement économique, équité sociale). Un éco-quartier ne se suffit donc pas à lui-même, il s’intègre dans son environnement proche en valorisant la biodiversité qui l’entoure, en favorisant la mobilité douce, en renforçant l’économie locale, en dynamisant la vie sociale existante, etc.

 

S’il n’existe pas en Wallonie une définition arrêtée de ce qu’est un éco-quartier, nous pouvons nous baser sur le contenu du « Référentiel quartiers durables » réalisé par l’Université de Liège pour la Wallonie (SPW-DGO4). Celui-ci définit 5 thématiques et 25 critères qui permettent d’analyser si un quartier est durable ou non.

 

La première thématique aborde les potentialités du site à travers la mobilité et la mixité fonctionnelle du site. Le promoteur d’un projet d’éco-quartier doit viser à renforcer l’utilisation de la mobilité douce (piétons, vélos, RAVeL) et des transports en communs (bus et trains) tout en intégrant le quartier dans un environnement qui favorise la mixité fonctionnelle : proximité de commerces, services, écoles, etc. Il doit tendre également à densifier le territoire urbain comme le souhaite la Wallonie afin de réduire l’impact du logement sur le territoire wallon.

 

La deuxième thématique traite des ressources et vise à répondre aux défis environnementaux et énergétiques actuels. Ici, le promoteur d’un projet d’éco-quartier doit viser à renforcer la performance énergétique par un maximum de mitoyenneté des habitations, tout en favorisant un bon ensoleillement des bâtiments pour les gains de chaleur et de lumière qu’il génère.

La troisième thématique aborde les milieux naturels. Outre la qualité paysagère et le cadre de vie qu’ils renforcent, la végétation et les espaces verts ont également un rôle important dans le maintient de la biodiversité ainsi que dans le rafraîchissement de l’air et de la gestion des eaux pluviales. Par ailleurs, ces espaces verts, privés et publics, s’insèrent dans l’environnement proche du quartier pour créer un réseau vert favorisant la biodiversité.

 

La quatrième thématique traite des aménagements du quartier. On y aborde les éléments qui structurent l’espace, le quartier (liaisons, stationnements, etc.), ainsi que le paysage, l’architecture, les équipements collectifs, etc.

 

La cinquième thématique aborde la mixité et la participation citoyenne. La création d’un quartier durable vise à favoriser la mixité sociale, la mixité de logements et la mixité fonctionnelle. Sans oublier l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite.

 

Pour qu’un quartier soit considéré comme durable, il doit respecter 20 des 25 critères d’analyse du référentiel wallon mentionné plus haut (dont 5 primordiaux : densité, mitoyenneté, espaces verts, liaison du quartier, mixité des logements), sans oublier sa localisation (situation à proximité d’une desserte train et bus, mixité fonctionnelle).